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Interview de Mikael Meloul
Mikael Meloul - Je m'appelle Mikael Meloul, je suis membre de l'équipe nationale depuis 1988, je dirige un club à Nice, le Taekwondo Azur Sport depuis trois saisons.
M.M - Mes principales performances au niveau international sont : 3e au championnat d'Europe 90 (junior), champion d'Europe 92, champion du monde 93, vice-champion d'Europe 94, 3e au championnat du monde 95, champion d'Europe 96 et 2e à la coupe du monde 96. J'ai également été champion de France en 88, 89, 90, 91, 92, 94, 95, 96, 98.
M.M - Absent au niveau national et international depuis 12 mois jour pour jour, je reviens en forme après une saison où j'ai pris du recul par rapport à la compétition et au système français.
M.M - Elles se portent très bien.
M.M - Lors de l'Open de Barcelone, j'ai dû faire face à plusieurs éléments : le premier, mon retour après un an sans combattre ; le deuxième ma prise de poids très récente pour la catégorie des poids lourds puisque un mois seulement avant Barcelone, je pesais 80 kg, aujourd'hui je pèse 89 kg ; le troisième élément, faire une finale face au numéro deux mondial (ndlr : Moctar Doumbia). Ce que je pense de ma performance... et bien on pourrait se satisfaire de moins que ça : un an d'absence, une finale face à Moctar perdue 3 à 2, je suis satisfait de mon retour sur le plan international. Je pense que j'ai surpris plus d'une personne par ma performance.
M.M - C'est triste pour une nation forte comme la France, des choix de combattants ont été fait par notre D.T.N (ndlr : Philippe Boüedo), malheureusement, le bilan est très moyen avec seulement deux représentants pour les J.O.
M.M - Surprise.
M.M - No comment !
M.M - Les échéances sont multiples mais avant tout le championnat de France N1, (ndlr : il aura lieu le 16 janvier 2000). Ce sera pour moi une clef qui ouvrira certains horizons.
M.M - L'évolution majeure est basée sur la rapidité d'éxécution dans toutes les catégorie et l'agilité des hommes et des femmes. Malheureusement, il y a une évolution un peu frustrante au niveau du réglement qui favorise la frappe au plastron en bandal tchagui, ce qui enlève une certaine liberté d'expression dans le combat.
M.M - En ce qui concerne le professionnalisme pour un sport que vous pratiquez 4 à 5 heures par jour pendant plus de 10 ans, la question ne se pose même pas. La masse pratiquante est la force d'une fédération, sans elle une fédération ne peut exister. L'élite doit être le modèle et la fierté de la masse pratiquante. L'élite doit être respectée et considérée par la fédération pour les énormes sacrifices effectués en termes d'heures d'entraînement, de médailles, de services rendus à la nation.
M.M - Je ne sais pas mais je peux constater la différence en terme de régularité dans les performances mondiales et européennes.
M.M - Ce que je peux dire pour ne pas trop indisposer le système français en termes d'argent, c'est que les sommes - et je parle au nom des athlètes de l'équipe de France - sont réellement dérisoires pour une perf mondiale ou européenne, ou bien même les deux à la fois.
M.M - Il y en a malheureusement, je pourrais les traduire par un seul mot : la TRAITRISE.
M.M - Le sacre mondial.
M.M - Merci. 1999® |