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Interview
de Gwladys Epangue
A
seulement 20 ans, Gwladys
Epangue est déjà une valeur sure du Taekwondo
français. Après avoir gagné le championat d'Europe,
elle s'est également qualifié pour les J.O d'Athènes
où elle espère briller.
Avec nous, elle évoque son résultat au tournoi de
qualification, ses chances de partir aux jeux olympiques, ses objectifs
sportifs et son avenir.
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"Aujourd'hui,
les places de deuxième ou de troisième, ça ne m’intéresse pas..."
WEBTKD
- Tu
as décroché un billet pour les jeux olympiques d'Athènes.
As-tu atteint l'objectif que tu t'étais fixé ?
G.E
- Je suis très contente d’être troisième et qualifiée.
C'est vrai que j'aurais pu monter plus haut sur le podium et j'ai été
très déçu de perdre en demi-finale face à
l'Italienne. Mais l’objectif du tournoi c'était
de qualifier la catégorie, pas de gagner.
WEBTKD
- Que
va-t-il se passer maintenant ?
G.E
- Maintenant, il faut que je continue sur cette lancée
et si je pars à Athènes, je ferai
tout pour monter sur le podium.
WEBTKD
- Tu
dis « Si je pars ». Est-ce qu’il y a vraiment encore un doute… ?
G.E
- Rien n’est décidé. Le DTN a dit qu’il donnait comme tâche
à quatre athlètes, Myriam, Michaël, Christophe et moi, de qualifier leur
catégorie. Après, une fois que la catégorie sera
qualifiée, il enverra le meilleur du moment à Athènes. Les compteurs sont
remis à zéro.
WEBTKD
- Tu
as tout de même marqué un point important au tournoi à Paris !
G.E
- Oui, mais je ne suis pas toute seule. Et, il y a de
la concurrence entre les athlètes, ce qui nous fait progresser
un maximum.
WEBTKD
- Quelles
sont les échéances importantes avant les jeux ?
G.E
- La plus grosse est le championnat d’Europe. J’espère y faire
un résultat.
WEBTKD
- Au
championnat d’Europe avant Sydney, c’est Bruno N’tep et pas Pascal qui
était parti. Penses-tu qu’il faut préserver les athlètes avant les
J.O ?
G.E
- Il faut les préserver, mais il faut aussi leur donner un
minimum de compétitions de haut niveau.
WEBTKD
- Tu
ne crains pas que tes adversaires t’étudient ? Il y a une Coréenne dans
ta catégorie...
G.E
- Voir un combat et vivre un combat,
ce n’est pas du tout la même chose. Voir un combat, cela peur apporter
des éléments tactiques. Mais après, il faut les appliquer et là, il y
a une grande différence.
WEBTKD
- Comment
vois-tu la période qui va jusqu’aux jeux ?
G.E
- Les Opens, les tournois, le championnat d’Europe, le championnat
d’Europe par équipes, toutes les compétitions qui ont arriver seront
une bonne préparation.

Gwladys lors de sa victoire en quart de finale à Paris
WEBTKD
- Fais-tu
du travail vidéo ?
G.E
- J’essaie d’analyser mes adversaires et avec Oury, à l’entraînement,
on essaie de travailler des schémas tactiques dans le cas où je rencontrerais
telle ou telle adversaire.
WEBTKD
-
On ne t’attendait pas au championnat d’Europe en 2000 et tu es vice-championne
d’Europe, tu confirmes au championnat suivant, aujourd’hui, tu qualifies
ta catégorie pour les Jeux. Est-ce la chance ou y a-t-il un secret qui
explique cette ascension fulgurante ?
G.E
- Honnêtement, c’est la motivation qui a fait la différence.
Au championnat d’Europe en 2000, je ne connaissais
pas les filles et je n’avais donc aucune appréhension. J’y allais pour
donner le meilleur de moi-même. Je me suis classée deuxième pour
ma première compétition officielle en sénior, et c’était très encourageant.
Mais aujourd'hui, les places de deuxième ou de troisième,
ça ne m’intéresse pas.
Je
n’étais pas encore au pôle en 2000. Après deux ans au pôle, je crois que
j’ai beaucoup progressé pour gravir la marche qui me manquait.
WEBTKD
- Vous
étiez deux féminines à Paris et les deux ont qualifié leur catégorie.
Pourtant, jusqu’à présent, aux championnats d’Europe ou du monde, on a
souvent été un peu déçu par les filles. Alors, est-ce la relève
?
G.E
- Les filles qui arrivent ont du mordant.
Cathiana Grosset a par exemple été 3e au championnat
d’Europe, or on constate que le niveau international féminin a beaucoup
augmenté. Les entraîneurs nous ont fait faire plus de compétitions de
bon niveau pour nous faire progresser.
WEBTKD
- On
a l’impression que tu t’imposes comme une chef d’équipe parmi les féminines
?
G.E
- C'est vrai que j'ai une expérience de la victoire
mais je ne me considère pas comme une chef d'équipe. J’essaie juste
de motiver tout le monde.
WEBTKD
- Comment
envisages-tu ton avenir après Athènes ?
G.E
- Après Athènes, c’est reparti pour une nouvelle Olympiade,
si j’ai la santé et la motivation.
WEBTKD
- Est-ce
que ton avenir professionnel est dans le Taekwondo ?
G.E
- J’aimerais avoir un métier qui tourne autour du sport, mais
pas nécessairement dans le TKD. Je fais un BTS de sport communication
et tout ce qui tourne autour de la communication dans le sport m'intéresse
donc beaucoup.
WEBTKD
- Comment
définirais-tu le Taekwondo ?
G.E
- On dit souvent que le TKD est une discipline unique. Je crois
que de nos jours, le TKD a un côté sport et un côté martial. C’est un
sport qui évolue beaucoup mais qui garde l’esprit martial, les valeurs
de l'art. Quand on est compétiteur de haut niveau, il y a des choses que
l’on ne fait plus, on ne porte plus le dobok complet, par exemple, mais
on conserve les valeurs morales de l’art martial, le respect de l’adversaire,
par exemple.
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