J.A.R :
J'essaye toujours d'aller plus haut et je ne viens jamais uniquement
pour participer mais pour gagner. Je pense que c'est ma constance et
ma motivation qui me permettent de monter souvent sur le podium. Espérons
que ça continue...
WEBTKD – Quelle est votre structure
d'entraînement ?
C.N : Nous nous entraînons au Centro de Alto Rendimiento
à Barcelone. Nous commençons par du travail physique avant
le petit-déjeuner, puis les entraînements techniques avant
le repas et l'après-midi après les cours pour ceux qui
étudient. Et ensuite, on mange et on va au lit. Et c'est comme
cela du lundi au vendredi !
WEBTKD – Combien êtes-vous
dans ta catégorie ?
J.A.R : Nous
sommes environ 22 à nous entraîner dans cette structure.
Dans ma catégorie olympique, nous sommes quatre, Esparza, Mendez,
un jeune et moi.
WEBTKD – Ireno Fargas est parti
il y a plus d'un an, que gardes-tu de ton travail avec lui ?
J.A.R :
Moi je n'ai que des éloges à faire à Ireno. Je
lui dois tout. C'est
avec lui que j'ai commencé à 16 ans, que j'ai fait mes
premiers pas en équipe d'Espagne. Il m'a énormément
appris et il a été là pendant les moments difficiles
à m'encourager après les défaites. Si je
suis arrivé si haut, c'est grâce à lui !
WEBTKD – Et aujourd'hui ?
J.A.R :
Aujourd'hui c'est Elena Benitez [ndlr : championne olympique 1992
et x fois championne d'Europe et du monde] qui est responsable
du CAR et elle est aidée de Juan Solis [ndlr : vainqueur de
la coupe du monde et champion d'Europe]. Ce sont des personnes très
compétentes et on a pas besoin de les présenter... Le
système mis en place est très proche de celui qui existait
sous Ireno et il me convient très bien.
WEBTKD
– Est-ce que cela pose des problèmes qu'une femme soit
entraîneur national ?
J.A.R :
Il y a peut-être des gens que ça gêne mais pas moi.
D'autant plus qu'avec Elena, on ne peut pas trouver plus compétente.
WEBTKD
– Comment expliques-tu les résultats des féminines
espagnoles ?
J.A.R :
Les filles s'entraînent tous les jours avec nous et cela doit
contribuer à les rendre plus fortes. Comme
elles doivent s'adapter à l'entraînement pour rivaliser,
elles le font ensuite plus facilement en combat.

Ramos à
la Coupe de France
WEBTKD
– As-tu senti une progression importante du niveau international
?
J.A.R : Le
niveau des masculins a énormément augmenté sur
le plan international. Il y a la Corée, Taïwan, la Turquie,
la France... C'est de moins en moins facile de s'imposer. On sent les
efforts liés à la préparation olympique. Le niveau
n'a sans doute pas encore augmenté autant chez les féminines.
WEBTKD - Qu'en est-il en Espagne
des primes aux athlètes ?
J.A.R :
Si un athlète espagnol gagne un titre, il reçoit pendant
deux ans une somme d'argent. Par exemple, un athlète
qui fait une médaille au tournoi de sélection olympique
remporte 37 000 euros pour l'argent ou le bronze et 49 000 euros pour
l'or.
WEBTKD
– Un mot sur Christophe Civiletti ?
J.A.R : C'est
un très bon compétiteur et nos combats sont toujours intéressants.
Je l'ai rencontré 5 ou 6 fois et j'ai gagné tous les combats
sauf un, en demi-finale de la coupe du monde à Lyon. Je
suis peut-être un poil plus rapide plus rapide que lui mais ça
tient à pas grand chose...
WEBTKD
– La domination de la Corée au niveau mondial, qu'est-ce
que ça t'inspire ?
J.A.R : Quand
on combat contre un Coréen, on ne se bat pas seulement contre
le compétiteur mais contre tout le système et beaucoup
de compétiteurs non-coréens n'ont jamais eu les victoires
qu'ils méritaient.
WEBTKD
– Quel est ton plus mauvais souvenir en Taekwondo ?
J.A.R : Le
départ d'Ireno Fargas...
WEBTKD
– Et ton meilleur souvenir ?
J.A.R :
Mon titre de champion du Monde.
WEBTKD - Un dernier mot ?
J.A.R : Merci
à vous et à l'année prochaine à Paris, enfin
je l'espère.