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" Mon adversaire avait l’air de dire « qu’est ce qu’il
fait ici avec
ses cheveux
blancs…" WEBTKD – Bonjour Roxanne et Me Mourad,
tout d’abord,
comment êtes
vous arrivés
au TKD? Raymond M. - J’ai commencé à pratiquer
le Taekwondo
à 12 ans.
A l’époque,
on participait
aux tournois
ouverts de
style Karaté
et Kung-fu.
Et cela jusqu’en
1981, année
où j’ai pris
part à mon
premier championnat
national,
j’avais 16
ans et j’ai
terminé 2e,
l’année suivante
j’ai pris
la première
place. Roxanne F. - J’ai grandi à la campagne,
j’ai un frère
aîné et un
frère cadet.
A
la maison,
il y avait
toujours beaucoup
d’action,
se "tirailler"
avec mes frères
était chose
courante.
Mon frère
a commencé
un jour à
s’entraîner
au Taekwondo
et, pas longtemps
après,
j’ai suivi,
il était ceinture
jaune lorsque
j’ai commencé. WEBTKD – Quels autres titre avez vous
remportés
? Roxanne F. – 2e au Championnat
Pan-Am 1995
en Argentine,
2e
au Championnat
du Monde à
Hong-Kong
en 1997, première
aux Jeux panaméricains
1999 à Winnipeg,
2e à Aruba
au Championnat
Pan-Am 2000,
et finalement
première au
Viêt-nam. Raymond M. – Championnat Pan-Am 1987, 2e.
Championnat
du Monde 1989,
4e. Pan-Am
Open 1995
(Anaheim Californie),
1er. Coupe
du Monde 1997
(Le Caire,
Egypte) 3e.
Jeux Pan-Am
1999 Winnipeg,
Canada, 3e.
Pan-Am 2000,
(Aruba) 2e,
Coupe du Monde
(Viêt-nam)
2001 3e. WEBTKD – Roxanne, quel a été ton parcours
en coupe du
Monde? Roxanne F. – J’ai d’abord rencontré la compétitrice
de Taïwan.
Je crois que
c’était la
fille à battre,
je l’avais
déjà vue et
elle est très
bonne. Le
combat s’est
terminé par
5-3. Au deuxième
combat, j’ai
affronté la
Mexicaine,
j’avais perdu
contre elle
en finale
à Aruba 2-1,
mais l’arbitrage
était plutôt
« biaisé ».
Cette fois,
cela s’est
terminé par
3-3 mais son
dernier point
a été marqué
après la fin
du round et
il n’a pas
été déduit.
J’ai quand
même eu la
victoire grâce
à un coup
de pied au
visage. Ma
demi-finale
était contre
le Lesotho,
match que
j’ai remporté
8-6. WEBTKD – Ensuite la Coréenne en finale,
une finale
de rêve… Roxanne F. – Oui, au début j’ai eu du mal.
La Coréenne,
championne
l’an passé,
avait de bons
déplacements,
de bonnes
feintes. Je
ne me suis
pas laissé
intimider
et je crois
que mon expérience
a beaucoup
joué à
ce niveau.
Ce fut un
jeu de patience,
elle attaquait
souvent avec
bandal mais
je ne lui
ai pas laissé
briser ma
défensive.
Le combat
s’est terminé
4-3, j’étais
très satisfaite.
WebTKD – Et vous Me Mourad ,
votre parcours ? Raymond
M. - Au premier tour je me suis retrouvé face
au Viêt-nam,
ce qui m’a
un peu agacé,
je craignais
le favoritisme.
Finalement
cela s’est
bien passé,
avec un combattant
coriace et
beaucoup d’action.
Score final,
12-7.
Ensuite j’ai rencontré l’Espagnol, il me regardait avec l’air de dire « qu’est ce qu’il fait ici avec ses cheveux blancs… » Je l’ai battu 8-6. J’ai affronté le Coréen en demi-finale et perdu 3-0. En m’échauffant, avant ce combat, je commençais à me sentir fatigué, j’avais moins de puissance et de vitesse dans mes coups. Il faut dire que la journée précédente avait été très remplie et excitante avec la victoire de Roxanne. Je n’ai pas dû dormir plus de 3 heures. Tout de même, j’avais vu le Coréen combattre lors d’un tour préliminaire et j'étais confiant dans mes capacités de le battre. Mais au début du combat, après le premier échange, je savais que je n’allais pas gagner, mes coups ne touchaient pas, la fatigue avait fait son travail. Je suis quand même très satisfait d’être monté sur le podium.
WEBTKD - A
ce sujet,
ce n’est pas
la première
fois que vos
élèves se
retrouvent
dans l’équipe
nationale
avec vous.
L’an passé,
en plus de
Roxanne, Evangelos
Ligeros et
cette année
Gianni Di
Giacinto.
Comment gérez-vous
cela ?
Raymond
M.- il
est parfois
difficile
de conjuguer
le tout :
enseigner,
s’entraîner,
gérer l’école,
ma famille…
Mais ma passion
pour le Taekwondo
rend la chose
possible.
Mes élèves,
même quand
je suis fatigué
ou stressé,
sont toujours
une source
de motivation
et d’énergie.
Dès que j’entre
dans le dojang,
les voir en
action dissipe
ma fatigue
et me donne
de la vigueur.
Mes élèves
passent d’abord,
ils sont la
priorité.
Par exemple,
pour le Pan-Am
d’Aruba j’ai
combattu en
même temps
que la finale
de Roxanne,
alors je n’ai
pu la suivre
comme pour
la Coupe du
Monde où je
combattais
le lendemain.
Quand
ils reviennent
au dojang
avec une médaille
d’or de la
Coupe du Monde,
tous mes sacrifices,
et les leurs,
sont récompensés. WEBTKD
– Roxanne,
comment est-ce
d’être en
équipe nationale
avec son maitre
? Roxanne
F. - Cela rend les choses plus faciles,
par exemple,
pour la Coupe
du Monde,
Raymond a
pu surveiller
les performances
de mes adversaires
tandis que
je me reposais.
Cela enlève
du stress.
Avoir son
maître et
aussi d’autres
membres de
l’école dans
l’équipe rend
les choses
plus confortables.
On s’entraîne
et se côtoie
tous les jours,
on se connaît
bien ! WEBTKD – Roxane il y a longtemps que
tu attendais
de monter
sur la plus
haute marche
du podium.
On avait l’impression
que c’était
juste une
question de
temps. Qu’est
ce que tu
en penses
? Roxanne
F. - Oui,
En 97 a Hong-Kong,
j’ai raté
l’occasion
de peu, je
n’étais vraiment
pas satisfaite
de ma finale.
Ensuite, n’ayant
pu obtenir
de ticket
pour les Jeux
Olympiques,
j’ai
sérieusement
pensé à la
retraite,
mais j’avais
aussi ce sentiment
que ce n’était
qu’une question
de temps,
que la plus
haute marche
était à ma
portée. WEBTKD – Me Mourad, comment trouvez-vous
l’évolution
du TKD canadien
et international
? Raymond M. – Le niveau international a beaucoup
évolué, il
y a de bons
combattants
partout et
la technique
est assez
similaire,
la différence
se fait au
niveau stratégique
et de la préparation.
Au niveau
canadien,
tous se sont
énormément
améliorés,
le Québec
reste à l’avant
mais il y
a de bons
combattants
partout. Par
contre, le
Canada, au
niveau international
a besoin d’une
meilleure
organisation
et de plus
d’expérience.
Il y a trop
de “politique”,
pas assez
d’action.
Par exemple,
les deux médailles
obtenues en
Coupe du Monde
viennent de
mon école…
Il doit y
avoir quelque
chose que
l’on fait
bien qui ne
se fait pas
ailleurs… WEBTKD – Et après toutes ces années,
comment restez-vous
au top niveau
? Raymond M. – Avec énormément d’expérience,
un entraînement,
un régime
scientifique
et beaucoup
de planification.
C’est sûr
qu’a mon âge
(36 ans),
le corps commence
à ralentir,
la préparation
physique et
la récupération
sont plus
longues. Je
suis aussi
fort qu’avant,
pas moins
rapide mais
pas plus non
plus, faire
mon poids
aussi devient
plus dur,
en fait tout
est plus dur…
Surtout quand
on combat
avec beaucoup
plus jeune
que soi. WEBTKD – Pendant combien de temps
encore vous
verra-t-on
sur l’aire
de combat? Raymond M. – Je ne sais pas exactement, j’avais
l’intention
d’arrêter
après la Coupe
du Monde mais…
C’est une
question de
désir, je
réévalue ma
position environ
tous les 6
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