On
distingue couramment :
- le K.O technique qui correspond à un traumatisme
sans perte de connaissance mais au cours duquel la victime
ne peut pas continuer à combattre (elle est alors comptée
jusqu'à 10 et le combat est arrêté) ;
- le K.O réel où la victime présente
un traumatisme avec perte de connaissance plus ou moins longue.
Le combat est logiquement arrêté.
Dans les 2 cas, il s'agit d'une commotion (souffrance généralisée)
du cerveau qui n'est plus capable d'assumer correctement ses
fonctions. On peut alors avoir des signes allant de la baisse
importante de la vigilance (il est difficile d'obéir
aux ordres simples) à la perte de connaissance.
Les
conséquences sont de 2 types
1. Immédiates
La baisse de la vigilance peut entraîner un second accident
si l'arbitre n'arrête pas le combat.
Le coup porté peut entraîner des dégâts
d'ordre variable au niveau du cerveau (contusion, hématome
).
La chute au sol peut entraîner des lésions rachidiennes
ou crâniennes (fractures
).
2. Plus tardives
Sur le plan médical, il peut s'agir de séquelles
neurologiques surtout chez le sujet jeune.
Il peut aussi y avoir des séquelles d'ordre psychologique
(difficultés à reprendre la compétition
et même l'activité sportive
).
La
prévention
Le traumatisme crânien grave peut aussi bien arriver
à l'entraînement qu'en compétition.
La prévention est à la fois le rôle de
l'entraîneur, des partenaires d'entraînement,
du coach, de l'arbitre et bien sûr du pratiquant concerné.
1. L'entraîneur a pour rôle, pendant la séance,
d'adapter le travail au niveau des élèves afin
que les exercices ne soient pas trop dangereux, de faire respecter
les espaces de sécurité permettant une pratique
sans risque, d'inciter les compétiteurs à porter
des casques lors des combats (même s'il s'agit d'un
travail souple). Enfin, il doit insister sur l'importance
d'une diététique correcte évitant une
hypoglycémie ou une déshydratation importantes
qui peuvent diminuer la vigilance.
2. Les partenaires d'entraînement doivent respecter
les espaces de sécurité et éviter les
pratiques dangereuses en l'absence d'un responsable expérimenté
et diplômé.
3. Le coach ne doit pas laisser combattre un pratiquant n'ayant
pas assez d'expérience car il existe un risque pour
la santé du pratiquant, mais aussi pour son avenir
en tant que pratiquant. Le temps de pratique conseillé
avant la première compétition est de 3 ans.
Ce temps variant bien sûr selon les pratiquants.
4. L'arbitre doit être vigilant sur la capacité
du combattant touché à poursuivre le combat
; l'avenir du combattant en dépend.
5. Enfin, il s'agit de la santé physique et morale
du pratiquant. Celui-ci doit donc être à la fois
vigilant à l'entraînement et en compétition.
N. B.
Plus un pratiquant est expérimenté, moins le
risque de K.O est important. Cependant même les champions
en sont victimes...
Après un traumatisme crânien grave, la durée
de l'interdiction de combattre est du ressort médical.
Un K.O mal "digéré" par l'athlète
peut entraîner une frustration à vie.
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