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Le
système anaérobie alactique (efforts inférieurs à 20 secondes) : C’est
la première source d’énergie sollicitée lors de la réalisation
d’un effort. Elle est principalement utilisée dans les sports
dits explosifs (haltérophilie, saut, lancer, 100 m course).
L’effort maximal ne peut en général être maintenu plus de
8 secondes. Ce système utilise de la créatine-phosphate qui
est transformée en énergie. Le
système anaérobie lactique (efforts de moins de 3 minutes) : Dès
que l’effort dure plus de 20 secondes, cette source est mise
en œuvre. Principalement utilisée dans les sports dits intermédiaires
(gymnastique, 200 à 1000 m course) elle utilise du glycogène
(glucides) qui est transformé en énergie. La réaction de transformation
produit de l’acide lactique qui en s’accumulant dans le muscle
se manifeste par une fatigue et des crampes empêchant la poursuite
normale de l’activité. Le
système aérobie : Début
d’activité environ 2 minutes après le début de l’effort et
son intervention augmente avec la durée de l’exercice. Elle
concerne tous les sports de moyenne et longue durée. Les substances
énergétiques utilisées sont les glucides et les lipides. les
sports d’endurance ou de longue durée qui sont appelés aérobies
et les sports de courte durée et intenses, ou de puissance,
appelés sports anaérobies. Au cours d’un round de 3 minutes de combat de Taekwondo, les combattants se trouvent en général dans 3 situations :
Même
si les 3 types de dépense énergétique sont impliqués au cours
du combat de Taekwondo, la part anaérobie occupe la part la
plus importante puisque la victoire dépendra de la capacité
à marquer des points (phase de poursuite et phase d’attaque
ou d’assaut) et d’esquiver les frappes adverses (situation
de fuite). Le Taekwondo peut donc être considéré comme sport
anaérobie. Quelles
sont les conséquences de ces faits ?
1
- Sur le plan diététique
Le
régime alimentaire pendant la compétition
Le problème de la perte de poids L’entraînement
spécifique à la compétition de Taekwondo n’entraîne pas de
perte de lipides donc de matières grasses, puisque les dépenses
énergétiques sont en majorité dues au système anaérobie. Celui
qui s’entraîne de façon spécifique à la compétition ne peut
donc pas perdre du gras et ne perd que de l’eau pendant l’effort,
qu’il va forcément récupérer pendant les heures qui suivent
l’effort. A cette perte de poids essentiellement d’origine
hydrique, il faut préférer celles survenant à distance de
la compétition en agissant soit sur la perte de gras en axant
l’entraînement sur le travail aérobie (par exemple footing
d’une heure ou plus à faible vitesse) ou en diminuant sa masse
musculaire (avec un risque de diminution de la force explosive).
Ceci doit être complété par un régime alimentaire adapté.
Le poids de compétition doit être idéalement atteint environ
2 semaines avant la compétition, en prévoyant une marge de
1 à 2 kilos par rapport à la limite supérieure du poids de
la catégorie, ce qui permettra une alimentation normale et
riche en glucides les dernières heures avant la compétition. 2
- Sur le plan de la préparation physique
Générale
La
préparation physique générale doit comporter un travail dans
les 3 filières énergétiques pour avoir une base de condition
physique permettant aux compétiteurs mais aussi aux autres
pratiquants de s’adapter aux différents types d’entraînement
en développant toutes les chaînes musculaires y compris le
muscle cardiaque. L’entraînement qui peut être réalisé en
dehors des séances d’entraînement doit comporter un travail
de puissance, de vitesse et d’endurance. Spécifique C’est le travail qui permettra de réaliser des performances au cours des combats. Il doit occuper la plus grande partie de la séance d’entraînement chez le compétiteur et ne doit comporter que des exercices nécessitant une dépense énergétique de type anaérobie, c’est-à-dire des exercices intenses et courts qui permettront de reculer les seuils anaérobiques alactiques et lactiques et donc le seuil de fatigue au cours du combat. Par ailleurs, ce travail entraîne une réduction du temps de récupération et une adaptation de la charpente musculaire à ce type d’effort. R.BOUMPOUTOU © WEBTKD.com. Tous Droits Réservés. |